22 avril 2006
Tolbiac : blocage et revendications
L'AG de Tolbiac du jeudi 20 avril a décidé la tenue d'une nouvelle AG mardi 25 avril à 13h Amphi N.
D'ici là, le blocage sera bien sur maintenu. L'AG de mardi fera le bilan du Conseil d'administration (CA) du lundi 24 avril, et discutera de la suite de la mobilisation.
Voici les positions que l'AG veut que le CA de lundi vote :
- Maintien du calendrier universitaire : aucun report d'examens
- Aucun rattrapage de cours avant la tenue des examens
- Pas de note de contrôle continu là où les étudiants n'ont pas été notés en même temps et de la même manière
- Pour que les examens ne puissent pas porter sur les cours qui se sont déroulés pendant la grève. Les examens ne pourront porter que sur des contenus vus en cours, et non sur des polycopiés ou des cours mis en ligne
- Pour le paiement intégral des personnels vacataires pendant la durée du blocage
- Pour le maintien automatique des bourses
Un tract du comité de grève sera distribué lundi aux étudiants, qui parlera :
- de la nécessité de continuer la grève et le blocage pour la satisfaction de nos revendications : retrait de TOUTE la loi sur l'égalité des chances, du CNE, de la loi Sarkozy sur l'immigration
- de la position scandaleuse des directions syndicales qui ont décrété la fin du mouvement, alors que la coordination nationale appelle à la poursuite de la grève et du blocage
- de la nécessité de maintenir le rapport de force pour imposer notre position sur les examens.
Enfin, l'AG de Tolbiac enverra des mandatés à la coordination nationale de Bordeaux. Une motion a été votée pour que ce soit le gouvernement qui prenne en charge les éventuels dégâts dans les universités, et non le budget de pénurie des universités (ce qu'annonce le gouvernement).
15 avril 2006
Fin de l'occupation de la galerie des amphithéâtres à Grenoble
La galerie des amphithéâtres de l'université Pierre Mendès-France (UMPF), à Grenoble, dernier lieu universitaire encore occupé par un groupe d'une centaine d'étudiants et de marginaux, a été libéré samedi en fin de journée, selon la présidence de l'université.
Cette galerie étaient occupée depuis un mois, occupation qui s'était poursuivie malgré le vote officiel du 12 avril de la fin du blocage des bâtiments. Une centaine de jeunes, dont une bonne partie de marginaux étaient restés dans les lieux.
Cette galerie dessert dix amphithéâtres, dont neuf ont été couverts de tags. Le bilan des dégradations estimé dans un premier temps à 110.000 euros, puis à 200.000 euros, pourrait finalement avoisiner les 300.000 euros, selon la direction de l'université.
"Les luminaires ont été dégradés, des ordinateurs sont hors service, des portes ont été fracassées. Nous allons découvrir au fur et à mesure l'importance des dégâts", a indiqué, samedi, à l'AFP l'intendant de l'UMPF (19.000 étudiants en sciences sociales).
Dépêche AFP
21:23 Publié dans En direct des facs | Lien permanent | Commentaires (57) | Envoyer cette note
14 avril 2006
Rennes 2 : Grévistes, CASSEZ VOUS !
Puisqu'ils ne l'ont toujours pas compris, on va le répéter : Grévistes, cassez vous !!!
Avis à tous les étudiants anti-blocage de Rennes 2 :
Venez tous à l'AG de mardi 18 avril,
sur le campus de Rennes 2, à 16h !!
Je sais que normalement, le déblocage est voté de manière honnête depuis lundi dernier, mais nos chers camarades ne l'ont toujours pas admis, alors il faut qu'on se mobilise encore plus forts et plus nombreux !
Le foutage de gueule a ses limites...!
Emilie, étudiante à Rennes
12:27 Publié dans En direct des facs | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
13 avril 2006
Aix I : reprise des cours après les vacances
Le président de notre fac vient de faire un communiqué officiel : les cours reprendront normalement pour les étudiants d' Aix I le mardi 2 mai à 8h00 (il y a 15 jours de vacances entre).
Il a (enfin) pris position face à l' expression de colère des anti bloqueurs qui dénonçaient le résultat du vote : désolé mais nous étions toujours au vote à main levée... nos camarades refusant d' organiser 1 vote à bulletin secret.
Nous avons tenté d' envahir notre fac, commencé à démonter les barricades... Le président a été donc obligé d' intervenir car la sécurité des étudiants étaient en danger... C' est regrettable d' en arriver à des moyens pareils mais c' était la seule solution possible.
La conclusion de tout ceci: notre fac est promise à retrouver la liberté!! Nous aurons nos cours à la rentrée.
Bon courage pour tous ceux qui doivent encore se mobiliser et se battre pour avoir accès aux cours.
Un étudiant d'Aix 1
09:04 Publié dans En direct des facs | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note
12 avril 2006
JULIENO le gaucho....
Toute ressemblance avec une personne postant sur ce blog ne serait que pure coïncidence.
JULIENO est une espèce, espérons le, en voie de disparition. Il est souvent " en lutte " et ne conçoit le monde que dans une lutte entre le grand capital (aujourd'hui on dit " les enfoirés du Medef ") et les prolétaires, notion vague mais qui regroupe selon lui tous les gens forcément extraordinaires.
Il condamne " les démagogues populistes " qui regroupent en gros tous les gens qui ne pensent pas comme lui et rêve d'une société sans travail, où tout serait gratuit et dans laquelle il ne serait pas obligé de se lever le matin. Le travail ? BOUH !!! " Ca bouffe la vie !! et en plus ça fatigue ".
Il ne lui vient jamais à l'idée que le travail peut être facteur d'émancipation et donc de liberté, qu'il est indispensable à l'ascenseur social. Le mérite ? JULIENO crache dessus, il sait que s'il est mis en concurrence avec d'autres il perdra à coup sûr.
Pour justifier son immobilisme et son conservatisme, JULIENO va même jusqu'à affirmer qu'en regardant bien les chiffres, on s'aperçoit que le chômage des jeunes n'est pas si élevé que ça !! Bref tout va bien en France, pourquoi on fait de la politique déjà ?
Dommage qu'il ne travaille pas à Mantes la Jolie, il verrait que bien des jeunes sont vraiment à l'écart mais s'il avait des lettres, JULIENO dirait " cachez ce sein que je ne saurai voir. "
Ne pas voir la misère c'est plus simple que de la combattre.
J'aimerais bien être dans le même monde que JULIENO. Tout est simple. La droite c'est la régression, la gauche c'est le progrès. Il ignore évidemment les avancées sociales dues aux libéraux de droite ? Un peu d'histoire, le libéralisme c'est en France :
- L'instruction primaire obligatoire,
- l'interdiction du travail des enfants,
- la légalisation des syndicats (les libéraux croient aux contre pouvoir et à la liberté d'association, donc pas de syndicat unique comme en URSS)
- le droit de grève,
- les conventions collectives,
- les bourses du travail,
- les caisses d'épargne.
Mais tout cela, JULIENO ne veut pas le savoir, on lui a pas appris dans ses cours de section à la LCR.
Mais le pieux avec JULIENO, c'est ses références. Il traite les gens d'arriérés alors que sa bible c'est " le Capital " dont le premier tome, rappelons le, est paru en ..... 1848. On a le droit, certes, de s'inscrire dans un tradition mais quand même.
JULIENO nous dira sûrement qu'il n'est pas marxiste, demandons lui de se définir clairement politiquement, quel est son leader, son programme, ses propositions ? Besancenot ? Laguiller ? Hollande ? Emmanuelli ? Il ne le sait sûrement pas lui même car il ne sait pas faire de choix positifs, il sait juste ce qu'il ne veut pas. C'est un peu court comme projet politique.
14:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (139) | Envoyer cette note


